Bucketlist : Skydiving = done

Nous voici réunis pour le récit le plus spontané et intense qui soit, je vous envoie ça en bloc et avant même d’avoir publié mon périple sur la Garden Route, mais peu importe – après tout, c’est mon blog, je poste dans l’ordre que je souhaite :). L’expérience inédite s’est produite pas plus tard que ce matin, alors autant la raconter tant que c’est encore bien vif dans ma mémoire.

Pour cause – entre autre – de budget, je n’ai aucune preuve / vidéo / photo de ce que j’avance, mais je peux vous assurer que le souvenir va rester graver dans ma mémoire pour longtemps – et c’est le plus important.

J’ai « choisi » de sauter en parachute avec la compagnie Mother City Sky Dive. La vérité, c’est que je n’ai pas vraiment choisi, mais il y a eu un quiproquo avec ma collègue de l’hostel qui a fait la réservation, le résultat étant un booking dans chaque compagnie pour le même jour… Alors que je pensais que Skydive Capetown n’avait pas pris en compte ma demande.

Bref, j’avais donc ce booking de prévu avec Mother City Sky Dive, à pas moins de 80km du centre de Capetown. Comme j’ai la chance d’avoir une voiture ici, que je loue au mois pour mon plus grand bonheur (un article de plus à écrire pour vous expliquer tout ça), je quitte mon hostel aux alentours de 8h45 pour être là-bas à 10h tapante. Grand soleil sur toute la route, et là, horreur, un brouillard pas possible moins de 10mn avant d’arriver à destination. Je commence à douter : vais-je vraiment pouvoir sauter en parachute today ? J’arrive à la réception, la personne qui a confirmé mon rdv me donne un fichier de 4 pages à remplir et signer, avec toutes les conditions qui s’appliquent à ce dangereux challenge – à savoir, la compagnie se dégage de toute responsabilité en cas de blessure ou de décès, haha. Elle ne semble pas très optimiste quant aux conditions météorologiques ; pessimiste comme je suis, je me vois déjà repartir avec ma voiture à Capetown et avoir fait le déplacement pour rien. Une bonne grosse demi-heure passe, toujours pas d’éclaircie, je suis dépitée… Et soudain, on m’annonce que je pars dans 10mn et que je dois me préparer ! Victoire ! Je suis incroyablement calme malgré les circonstances, je ne ressens pas de stress ou autre, comme si ce que je m’apprêtais à faire était tout à fait naturel – bien sûr.

Je retire mes bijoux et ajoute un pull sous mon hoodie, une petite écharpe pour la route, et la personne qui va sauter avec moi m’harnache avec le matériel de sécurité. On monte ensuite sur une plateforme à l’arrière d’un pick-up qui nous conduit en moins de deux à la piste de décollage. Il est décidé que je sauterai en premier, je rentre donc en dernier dans le petit avion, et c’est parti !

On grimpe à une allure modérée, le ciel est couvert de nuages, mais bientôt nous nous retrouvons dans la lumière, et la vue est incroyable ! J’aperçois Table Mountain, difficile à croire alors que nous sommes si loin du centre de Capetown.

Le temps est absolument parfait, j’observe le sol par la porte de l’avion qui est restée ouverte, le vide ne m’effraie pas. Je tremble fort, mais pas de peur ni de stress, de froid : je suis congelée de la tête aux pieds. Je suis déjà attachée à mon instructeur, il me dit de me tenir prête. Il me donne les lunettes que j’enfile, et nous nous rapprochons de la porte ouverte. Je me retrouve les jambes dans le vide, puis le corps dans le vide et…

Ça y est, on s’est lancé. Ton cerveau met bien deux bonnes secondes à comprendre ce qui t’arrives, tu te retrouves la tête en bas l’espace d’un instant – ton cœur rate plusieurs battements – avant de revenir « face au sol », et là tu ouvres les bras, et c’est incroyable, car tu voles. La « chute » dure, encore et encore, et tu regardes autour de toi, le paysage est magnifique. Tu ne peux pas t’empêcher d’exprimer ta joie, et ce qui se passe dans ta tête, ça n’a pas de prix… Le temps s’étire, et tu ne veut pas que ça s’arrête. Soudain, tu sens une pression qui te tire vers le haut, le parachute est ouvert, et la vitesse diminue, tu peux reprendre ton souffle… Et réaliser ce que tu es en train de faire. Je discute un peu avec mon instructeur, il me donne les guides du parachute et m’apprends à tourner. On fait plusieurs spins où on se retrouve la tête en bas, c’est grisant. Je reconnais le lieu dont nous sommes parti, il me dit de me préparer pour l’atterrissage. On fait un dernier virage durant lequel j’ai l’impression que l’on va se crasher sur le sol, avant d’atterrir tout en douceur dans l’herbe.

Je reprends mes esprits et réalise ce qu’il vient de se passer… Sauter en parachute, c’était sur ma bucketlist depuis deux ans maintenant, inspirée par Will Smith, et je peux vous affirmer que ça en valait 10 000 fois le coup. A l’instant où mon pied a touché le sol, j’ai d’emblée voulu y retourner. Je vais sauter, encore, c’est sûr, et peut-être même tenter d’obtenir ma licence, qui sait ? Certains disent que c’est une « Once in a lifetime experience », j’ai le sentiment qu’il en est autrement : en ce qui me concerne, ce n’était « que » la première fois ;).

Alors, petites informations techniques sur la compagnie :

Mother City Sky Dive, Diepkloof Airfield, Malmesbury, Cape Town, 7299.

80km depuis le centre de Capetown.

J’ai payé 2600R, 159 euros, pour mon saut, mais j’ai la chance d’avoir une petite réduction grâce à mon rattachement à The Backpack. J’ai choisi de ne pas prendre l’option photo / vidéo, non seulement pour l’aspect financier mais aussi car je souhaitais être à 300% dans cette expérience et ne pas avoir à me soucier du rendu. Et je ne regrette rien 🙂

Wine Flies Wine Tour

Le vendredi 5 avril dernier, j’ai profité de mon jour de congé pour partir à la conquête des vignobles sud-africains ! Mon hostel travaille en collaboration avec la compagnie Wine Flies, ce qui m’a permis en tant que stagiaire de bénéficier d’un tarif préférentiel (-50% du prix de l’excursion). Au programme de cette journée : visite de cinq vignobles avec dégustation de MCC (équivalent du champagne), de vins et rosés, de fromage et de chocolat, un braai pour déjeuner (barbecue) pour finir avec la visite d’une ferme quelque peu insolite.

La première propriété est la Villiera Estate (http://www.villiera.com/), nous y arrivons aux alentours de 10h du matin. Nous y apprenons le processus de création du vin, les différences entre le vin rouge, blanc, et le rosé, ainsi que le fonctionnement de la mise en bouteille, tout en déambulant au milieu des énormes silos qui contiennent d’ordinaire les précieux liquides.

Instructions pour concevoir le vin
Les silos de vin

Le moment que nous attendons tous fini par arriver : la dégustation ! Nous démarrons avec un MCC fruité, et nous poursuivrons avec diverses variations de MCC et de vin blanc, tout en savourant l’apéritif local : de la saucisse de Sprinbok (antilope locale) et du Biltong (viande de boeuf séché).

La visite se poursuit avec un second domaine, le premier domaine géré par une femme Sud-Africaine. Elle a su s’imposer dans le milieu au fil du temps, ayant hérité de terre particulièrement fertile pour produire du vin de qualité.

Nous sommes chaleureusement accueillis par l’un des employés du vignoble, qui nous invite à descendre dans une salle au sous-sol afin de procéder à la dégustation de vins associés à différents fromages.

Notre ami qui profite du soleil 🙂

Il est déjà l’heure de déjeuner, nous nous rendons donc dans une autre domaine pour un braai (barbecue) avec dégustation d’autres vins à la clé. Le temps est magnifique et le domaine resplendit de paix et de sérénité.

Je n’ai pas pensé à prendre de photos de notre déjeuner, mais nous avons eu droit aux fameuses boerewors (saucisses sud-africaines), à des brochettes de poulet, des toasties, de la salade de pomme de terre, et bien d’autres choses encore. C’était délicieux et consistant pour aborder la suite de notre journée.

Le quatrième domaine que nous visitons est le domaine de Lovane, qui est à la fois un petit vignole et une guest house (http://www.lovane.co.za/).

Nous associerons ici la dégustation de vin avec celle du chocolat. C’était, pour moi, l’une des meilleures partie de l’excursion. Notre guide à vraiment su trouver des pairing parfaits pour satisfaire nos palais.

Vin blanc pour commencer, à marier avec un chocolat blanc décoré d’un zeste d’orange

Enfin, le dernier domaine que nous visitons a sa particularité : il utilise des canards afin de lutter contre la prolifération des insectes dans le vignoble. Nous nous y rendons donc pour notre ultime dégustation ainsi que pour suivre la marche des canards … 🙂

La danse course des canards …
So cute 😀
Ultime dégustation avant le retour

C’est ainsi que s’achève cette journée de découverte, ponctuée d’un ciel toujours aussi bleu malgré l’arrivée imminente des températures automnales.

Chapman’s Peak & Table Mountain

J’ignore ce qu’il se passe, mais quand je décide d’entreprendre une escapade en montagne, il fait toujours un temps voilé… En tout cas, après Lion’s Head, il en était de même pour l’ascension de Chapman’s Peak. Il est agréable de marcher sous un ciel gris avec de l’air, mais le temps est donc loin d’être idéal pour les photos.

Cette ascension s’est révélée plus simple que celle de Lion’s head en tout cas, je crois que mon coeur s’habitue à l’effort.

Dans ma folie, je décide donc la même semaine d’accompagner mes collègues à Table Mountain. Trois heures de souffrance, qui en valent cependant la peine, comme en attestent les photos ci-dessous (et puis, on se sent tellement plus healthy après un tel périple). Nous avons emprunté le chemin nommé « Indian Fenster », réputé difficile et dangereux. Il est en effet fort déconseillé de s’y rendre seul, car les passages au milieu des rochers, et les moments de grimpe nécessitent parfois de l’aide. Par manque de temps, je n’ai pas pu redescendre en marchant, j’ai donc prit le Cable Car pour rentrer à temps à l’hostel pour mon shift de 15h. Pour info, si vous présentez votre carte étudiant, vous payerez 80R pour un aller au lieu de 190R.

Bo-Kaap & Lion’s Head

Mes deux premières semaines de travail à the Backpack consistent principalement à découvrir le fonctionnement de l’hôtel ainsi que son quotidien. Pour ce faire, je m’occupe du petit déjeuner presque tous les matins, et découvre les chambres en aidant au changement des draps aux côtés des housekeepers.

Niveau découverte, je décide de prendre part à un Free Walking Tour organisé par un organisme éponyme. Je m’inscrit pour la visite de Bo-Kaap, un célèbre quartier tout plein de maisons colorées habité par majoritairement par la communauté musulmane.

Le quartier de Bo-Kaap, Devil’s Peak (à gauche) et Table Mountain (à droite) en arrière plan

J’y apprends que le quartier se retrouve menacé par l’arrivée massive d’étrangers, qui s’y installent et ont tendance à dénaturer les maisons qu’ils achètent. Les relations entre voisins ne sont pas simples, une loi a même été voté afin de préserver l’héritage de ce quartier historique, qui comprend les deux plus vieilles mosquées d’Afrique du Sud.

Plus tard dans la semaine, je prends part avec deux autres stagiaires à l’ascension de Lion’s head, une montagne dont on dit qu’elle ressemble à une tête de lion vue de loin. Aventureux, nous décidons de nous attaquer au chemin le plus ardu, composé de périodes d’escalade quelque peu éprouvantes. Nous nous en sortons indemnes et bouclons le périple en 50 minutes. A notre arrivée au sommet, un hélicoptère évacue une touriste qui s’est tordue la cheville. C’est dans ces moments-là que l’on pense à son assurance et aux conséquences qu’un héliportage impliquerait sur son compte en banque s’il en était autrement (au passage, je vous conseille Mondassur si vous décidez de partir à l’étranger, ils sont peu chers et comportent de nombreuses garanties pour voyager en toute sécurité).

Welcome to South Africa

Cape of Good Hope, Cape Point Rd, Capetown

Me voici donc en Afrique du Sud, plus précisément au Cap, pour mes 5 mois de stage dans ce pays dont j’ignore tout ou presque pour le moment. Je vous fais ici un petit résumé de mes deux premières semaines passées ici.

J’atterris à l’aéroport international du Cap le samedi 16 mars dernier. À mon arrivée, je constate d’emblée la différence de température. Ici, c’est l’été, et il fait bien 25° au dehors. Je suis accueillie par un chauffeur fort sympathique qui m’attend avec une pancarte à mon nom, afin de me conduire sur mon lieu de stage, The Backpack Hostel.

Une vingtaine de minutes plus tard, nous arrivons sur mon nouveau lieu de vie pour les 5 mois à venir. Je suis accueillie par quelques membres du personnel et par l’un des stagiaires, qui se charge de me faire visiter l’établissement et de me montrer ma chambre – temporaire. Je suis un peu confuse pour l’instant, et ne réalise pas trop ce qu’il m’arrive, j’imagine qu’il faudra un peu de temps afin de s’adapter.

Assez vite, je fais la connaissance de deux allemands avec qui je partage la chambre. Ils seront mes premiers alliés afin de découvrir la ville et ses environs. L’un d’entre eux me propose une virée en voiture pour aller à la plage, puis au food market. J’accepte avec enthousiasme, et nous voilà repartis alors que j’arrive à peine.

La plage est malheureusement embrumée, le temps change vite et le soleil n’est pas avec nous. Nous essayons tout de même d’aller jusqu’au food market, mais nous arrivons trop tard, il était entrain de fermer. Qu’importe, nous sommes proche de la baie, et nous approchons des remparts. J’observe avec joie mon premier phoque. Ils sont nombreux dans les environs, il est même possible de les approcher de près. J’en croiserai sûrement d’autres très bientôt.

Le lendemain, c’est dimanche, et les allemands me proposent de continuer l’aventure avec eux. Au programme ce jour : Cape of Good Hope et Boulder’s beach, pour aller observer les pingouins. Je suis ravie d’avance.

Il nous faut une trentaine de minutes pour atteindre la réserve naturelle du Cap de Bonne Espérance. L’entrée est payante, mais grâce à mon visa de résident, je ne paye que 75 Rand, ce qui équivaut à 4,70 Euros. Nous avançons dans la réserve et nous arrêtons sur le bas-coté de la route afin de prendre les premières photos de ce paysage gris agité par le vent.

Nous nous garons ensuite un peu plus loin afin d’entamer la promenade censée nous mener jusqu’a la falaise opposée, où se trouve un phare. Nous tombons tout d’abord sur le fameux panneau indicatif du lieu où nous nous trouvons.

Nous commençons notre ascension, et je sens que la promenade va être rude, n’ayant aucun entraînement sportif depuis un moment. À notre plus grande surprise, nous rencontrons des autruches sur notre chemin, ainsi que d’énormes animaux ressemblant à des Orix, dont j’ignore le nom.

Nous décidons de descendre sur la plage, et constatons la force et la taille des vagues. L’eau est froide, mais il est agréable et reposant de contempler l’océan pour quelques minutes, et de jouer à chat avec l’écume.

La majeure partie de la journée est déjà entamée lorsque nous quittons les lieux pour rejoindre Boulder’s beach. Le soleil fait son apparition, pour notre plus grand bonheur, et je m’approche des pingouins en tentant de les effrayer le moins possible.

Nous rentrons de cette journée, satisfaits, et je me sens prête à entamer ma première semaine de stage à The Backpack.